Le vrai mal de la vieillesse n’est pas l’affaiblissement du corps, c’est l’indifférence de l’âme.
Écrivain, 1885-1967Le vrai mal de la vieillesse n’est pas l’affaiblissement du corps, c’est l’indifférence de l’âme.
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Le malheur qui se perpétue produit sur l’âme l’effet de la vieillesse sur le corps ; on ne peut plus remuer ; on se couche.
La vieillesse n’est autre chose que la privation de folie, l’absence d’illusion et de passion.
La vieillesse nous attache plus de rides en l’esprit qu’au visage ; et ne se voit point d’âmes, ou fort rares, qui en vieillissant ne sentent l’aigre et le moisi.
C’est terrible d’allonger la vie en prolongeant seulement la vieillesse.
La vieillesse, quant à l’ordre de l’existence terrestre, est un passé sans avenir. Elle représente trop vivement la condition humaine, pour que son aspect n’importune pas l’homme.
Il n’y a probablement rien de plus vieux que la vieille âme d’un jeune homme ou d’une jeune femme moderne.
La vieillesse nous paraîtrait naturelle, si l’âme n’était que l’idée du corps.
Vieillir. La vie qui s’étire tristement.
Il y a quelque chose de pire que d’avoir une âme même perverse. C’est d’avoir une âme habituée.
Un homme âgé n’est plus en devenir social, il est en devenir de vieillissement et de mort, en devenir humain. Il n’a plus à en être, il est au cœur de l’être pur.

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