La vieillesse nous attache plus de rides en l’esprit qu’au visage ; et ne se voit point d’âmes, ou fort rares, qui en vieillissant ne sentent l’aigre et le moisi.
Philosophe, 1533-1592 Image : auteur inconnu, Domaine public, Wikimedia Commons La vieillesse nous attache plus de rides en l’esprit qu’au visage ; et ne se voit point d’âmes, ou fort rares, qui en vieillissant ne sentent l’aigre et le moisi.
Philosophe, 1533-1592 Image : auteur inconnu, Domaine public, Wikimedia Commons Partager sur
Paraphrase
Essais (1595), livre III, chapitre 2
L’idée vient de cette œuvre, mais la phrase qui circule en modifie sensiblement la formulation.
nous lui devons plus encore de rides à l’esprit qu’au visage, et on ne voit pas d’âmes, ou bien peu, qui, en vieillissant, ne sentent l’aigre et le moisi.
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
Une erreur ? Proposer une correctionSignaler
Prenons garde que la vieillesse ne nous attache plus de rides à l’esprit qu’au visage.
Il n’y a probablement rien de plus vieux que la vieille âme d’un jeune homme ou d’une jeune femme moderne.
Les vieillards voient mieux à distance, des yeux de l’esprit comme de ceux du corps.
Le malheur qui se perpétue produit sur l’âme l’effet de la vieillesse sur le corps ; on ne peut plus remuer ; on se couche.
La vieillesse s’oublie car le cœur ne change guère, et plus on vieillit, plus on a d’aventures pour s’engaillardir.
La vieillesse n’est autre chose que la privation de folie, l’absence d’illusion et de passion.
Le vrai mal de la vieillesse n’est pas l’affaiblissement du corps, c’est l’indifférence de l’âme.
Il semble que, pour certaines productions de l’esprit, l’hiver du corps soit l’automne de l’âme.
Les vieilles personnes sont souvent plus fatiguées que ce qu’elles imaginent.
Il n’y a guère de personnes qui dans le premier penchant de l’âge ne fassent connaître par où leur corps et leur esprit doivent défaillir.

Téléchargez-la gratuitement pour la partager sur Instagram, WhatsApp ou Pinterest, en gardant le nom de l’auteur.