Les vieillards voient mieux à distance, des yeux de l’esprit comme de ceux du corps.
Écrivain, 1667-1745Les vieillards voient mieux à distance, des yeux de l’esprit comme de ceux du corps.
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Instructions aux domestiques : suivi des Opuscules humoristiques
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La vieillesse nous attache plus de rides en l’esprit qu’au visage ; et ne se voit point d’âmes, ou fort rares, qui en vieillissant ne sentent l’aigre et le moisi.
Dans l’œil du vieillard se trouve le chemin de la vie.
Prenons garde que la vieillesse ne nous attache plus de rides à l’esprit qu’au visage.
La vieillesse n’est pas une question d’âge, mais bien plus une certaine façon de regarder les autres.
À quoi cela sert-il de vieillir ? Peut-être, justement, à rien d’autre qu’à élargir la vue, à ouvrir l’horizon. Car c’est en inscrivant son expérience particulière dans les formes de l’intersubjectivité – ces lieux universels du sens que sont la vérité, la justice, la beauté et l’amour – que l’individu tout à la fois se singularise et s’humanise.
Les vieillards vivent dans le passé ; les jeunes gens dans l’avenir ; l’homme mûr et sage dans le présent.
Il n’y a probablement rien de plus vieux que la vieille âme d’un jeune homme ou d’une jeune femme moderne.
La vieillesse nous paraîtrait naturelle, si l’âme n’était que l’idée du corps.
Les yeux ne vieillissent pas, l’alentour prend des rides mais le regard sera le même jusqu’à la mort…
Les vieillards ont besoin de toucher quelquefois, de leurs lèvres, le front d’une femme ou la joue d’un enfant, pour croire encore à la fraîcheur de la vie et éloigner un moment les menaces de la mort.

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