- Il n’y a pas de «métalangage», de discours supérieur au nom duquel il serait possible de décider du sens de la valeur du monde où nous sommes plongés.
- S’il n’existait pas d’êtres ou de valeurs pour lesquels je sois en quelque façon prêt à risquer cette vie, je serais un pauvre homme.
- La libre conscience... S’accorde plus aisément aux principes généraux qu’aux interdits particuliers.
- C’est dans l’homme, dans sa raison et dans sa liberté qui constituent sa dignité, qu’il faut fonder les principes du respect de l’autre, non dans une divinité.
- Il est clair que les prétendues valeurs libérales conduisent en réalité à l’effondrement de toute valeur et que la société capitaliste est par excellence celle qui ne croit en rien, puisque la maîtrise du monde ne renvoie à rien d’autre qu’elle même.
- À quoi cela sert-il de vieillir ? Peut-être, justement, à rien d’autre qu’à élargir la vue, à ouvrir l’horizon. Car c’est en inscrivant son expérience particulière dans les formes de l’intersubjectivité - ces lieux universels du sens que sont la vérité, la justice, la beauté et l’amour - que l’individu tout à la fois se singularise et s’humanise.
- Pour bien vivre, pour vivre libre, capable de joie, de générosité et d’amour, il nous faut d’abord et avant tout vaincre la peur […] les peurs.
- Pire qu’un pouvoir occulte, nous découvrons avec la mondialisation une pure absence de pouvoir.
- La communication, comme la guerre, est un art simple, et tout d’exécution.
- Déconnecté de toute visée de civilisation ou d’humanisme, le progrès n’a plus d’autre justification que son propre mouvement.