La libre conscience, fût-elle celle d’un chrétien, s’accorde plus aisément aux principes généraux qu’aux interdits particuliers.

La libre conscience, fût-elle celle d’un chrétien, s’accorde plus aisément aux principes généraux qu’aux interdits particuliers.

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Source vérifiée
L'Homme-Dieu, ou, le Sens de la vie
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La conscience est conscience de part en part. Elle ne saurait donc être limitée que par elle-même.
Conscience universelle
On en appelle d’autant plus à elle que l’on est sûr qu’elle ne répondra pas.
La liberté de conscience, c’est de ne pas payer un curé quand on ne va pas à la messe.
Lorsqu’il faut choisir entre liberté et érudition, qui ne dira que l’on doit mille fois préférer la première à la seconde ?
Tout ce qui augmente la liberté augmente la responsabilité. Etre libre, rien n’est plus grave ; la liberté est pesante, et toutes les chaînes qu’elle ôte au corps, elle les ajoute à la conscience.
Car la vraie liberté n’est pas de secouer la loi extérieure ; la liberté est la conscience de la loi. Est libre non celui qui secoue la loi, mais celui qui s’en rend maître.
Moi, qui ai plus de conscience, j’aurais moins de liberté ?
L’ordre, et l’ordre seul, fait en définitive la liberté. Le désordre fait la servitude. Les seuls démagogues ont intérêt à essayer de nous faire croire le contraire.
Il n’y a rien au monde de plus contraire à la nature, toute raisonnable, que l’injustice. La liberté est donc naturelle ; c’est pourquoi, à mon avis, nous ne sommes pas seulement nés avec elle, mais aussi avec la passion de la défendre.
Sur les chemins de la vie, la conscience est un encombrement bien plus important qu’une femme ou une calèche.

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