Sur les chemins de la vie, la conscience est un encombrement bien plus important qu’une femme ou une calèche.
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La conscience en réalité se trouve prise entre deux contradictions : ou le Bien, sommé d’être bon à tout prix, se niera lui-même ; ou le Bien, plus soucieux de survivre (…), sera provisoirement infidèle à soi.
La conscience est probablement ce lieu intime où chaque être humain peut en toute liberté prendre la mesure de sa responsabilité à l’égard de la vie.
La conscience, c’est d’abord l’âme. L’esprit, l’intelligence, la volonté feront ce qu’ils pourront sous elle, après elle, d’après elle. L’âme n’a pas d’idée précise et circonscrite.
La vie aime la conscience qu’on a d’elle.
L’être humain est emprisonné par sa conscience.
La vie, comme la conscience, est retirée et comme enfermée dans l’unité d’un individu d’où elle tend cependant à se diffuser et à se communiquer, comme si elle rayonnait.
La conscience est la mère du vice.
Une conscience trop fine est plutôt un mal qu’un bien, et nuit à la santé de l’âme.
Art. I : L’objecteur de conscience est un homme comme les autres.
Art. II : Il ne faut tout de même pas exagérer.
Une collectivité n’a pas de conscience. Lorsqu’elle paraît en avoir une, c’est qu’il y subsiste le nombre indispensable de consciences réfractaires.

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