La conscience en réalité se trouve prise entre deux contradictions : ou le Bien, sommé d’être bon à tout prix, se niera lui-même ; ou le Bien, plus soucieux de survivre (…), sera provisoirement infidèle à soi.
Philosophe, 1903-1985La conscience en réalité se trouve prise entre deux contradictions : ou le Bien, sommé d’être bon à tout prix, se niera lui-même ; ou le Bien, plus soucieux de survivre (…), sera provisoirement infidèle à soi.
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Traité des vertus
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La conscience est à la fois scrupuleuse et hypocrite. Elle s’accuse, mais elle fuit devant la vérité, parce qu’elle veut ignorer la cause réelle de ses tourments.
Une conscience trop fine est plutôt un mal qu’un bien, et nuit à la santé de l’âme.
La conscience est la boussole de l’être humain et, bien que l’aiguille dévie parfois, […], il faut néanmoins faire de son mieux pour garder le cap.
La conscience est conscience de part en part. Elle ne saurait donc être limitée que par elle-même.
La bonne conscience rend impitoyable.
Une mauvaise conscience peut rendre la vie intéressante.
La conscience est une poltronne, qui, quand elle n’a pas eu assez de force pour prévenir une faute, a rarement assez de justice pour en punir le coupable en l’accusant.
Trop de lucidité dessèche ; en sorte qu’une conscience délicate ne va jamais sans quelque aveuglement, sans l’ingénuité du cœur et la crédulité de l’esprit. C’est cette conscience que l’ironie des esprits forts impitoyablement pourchasse et neutralise.
La conscience est la conséquence du renoncement aux pulsions.
Sur les chemins de la vie, la conscience est un encombrement bien plus important qu’une femme ou une calèche.

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