- Ce n’est pas moi qui dérange ou qui fait scandale. C’est ce combat, [ Choisir ses maternités ] qui remet en cause et dérange les idées reçues, les tabous religieux et qui donne un éclairage très important sur ce qu’est la condition de la femme.
- Ce n’est pas si désagréable de vieillir si l’on ne coupe pas la vie en étapes, si on ne se dit pas : « Maintenant c’est fini, je suis entrée dans la vieillesse ».
- Beaucoup de grands-parents d’aujourd’hui ne ressemblent pas à ceux d’autrefois. Ils se sentent jeunes encore. Même s’ils continuent à travailler, ce qui est mon cas, ils ont un peu plus de temps libre que lorsqu’ils élevaient leurs enfants, ils n’ont plus à construire leur carrière.
- Autrefois, pour un procès d’assises, comme celui de Bobigny, je pouvais travailler une nuit entière sur un dossier, me doucher, prendre un café et aller plaider. Aujourd’hui, je ne pourrais pas aller au-delà d’une heure du matin. Mais c’est assez minime.
- La seule crainte, si l’on est en bonne santé, est celle de la faiblesse intellectuelle. Or je me sens en pleine capacité. Plus riche même, de l’expérience.
- Je suis de culture française, mais mes grands-parents ne parlaient pas le français, mais l’arabe populaire, qui ne s’écrit pas. J’aime cet idiome judéo-arabe-tunisien et j’y suis attachée, j’utilise toujours certaines expressions, qui mettent un peu de soleil dans cette vie parisienne.
- Il y avait une forme d’aliénation, qui fait que, je le crois, il faut un minimum de liberté pour aimer. Et ma mère, en définitive, n’a aimer qu’une personne au monde et c’est mon père.
- La lecture a été quelque chose de magique pour moi. Il faut une vraie magie pour envisager un autre monde et essayer de le comprendre. Et une fois qu’on l’a compris, le changer.
- Un gosse de prolo doit comprendre les siens, même dans leur connerie.
- Une femme indépendante économiquement peut se réaliser dans des tas de domaines, y compris en amour d’ailleurs.
- Il y a dans le droit d’avortement de la femme une revendication élémentaire, physique, de liberté.
- Une femme ne doit pas faire de bruit, ne pas déranger, ne pas se faire remarquer, ne pas avoir l’esprit de compétition, ne pas chercher la gloire. Çà, c’est réservé aux hommes. Mais rebellez-vous ! Pensez enfin à vous. A ce qui vous plaît.
- Ma dignité d’avocate ne saurait museler ma liberté de femme.
- Le viol est comme une mort inoculée aux femmes un jour de violence. Elle coexiste avec leur vie en une sorte de parallélisme angoissant.
- À chaque étape de ma vie, il y avait un jalonnement de handicaps qui venait du fait que j’étais une fille.