- On aime mal quand on ne permet pas à celui sur lequel on a jeté son dévolu de réaliser pleinement son être. On aime mal lorsque l’on ne pense qu’à soi et non à celui qu’on est censé aimer.
- Je n’aime pas les animaux. Je les respecte, tout simplement.
- Ce ne sont pas les animaux qui ont choisi leur statut. Si la vache est sacrée en Inde, alors que nous sommes sacrément vaches avec elle partout ailleurs, elle n’y est pour rien.
- Tous les progrès sociaux de l’humanité, et nombre de progrès scientifiques, sont le fruit d’utopistes qui ont montré le chemin. Ce sont des hommes et des femmes que l’on a moqués, marginalisés, emprisonnés, assassinés pour avoir osé remettre en cause l’ordre établi en pointant ses aberrations ou sa stupidité.
- Les zoos sont simplement des lieux de promenade familiale où chacun se divertit en mangeant une glace devant le malheur d’animaux arrachés à leur destin.
- Nous savons que, dans l’état actuel de la science, les animaux doivent être considérés comme des machines qu’il s’agit de construire et d’alimenter pour en obtenir des transformations utiles, matières premières ou force motrice.
- L’antispécisme, quant à lui, milite pour l’intégration de tous les êtres vivants sensibles dans une même famille de considération morale.
- En France, on compterait entre 1 et 2 millions de végétariens, soit entre 1, 5 et 3% de la population. Les végétariens seraient donc aussi nombreux, sinon plus, que les chasseurs (1, 2 millions environ). Pourtant, ils intéressent beaucoup moins les hommes politiques, car leur pouvoir de lobbying est bien moins fort.
- La vie d’une baleine intelligente et sensible vaut-elle le sacrifice de 70 000 poulets peut-être un peu moins intelligents et sensibles ?
- Toute vie doit être respectée et épargnée lorsque c’est possible, et lorsque cette vie est en capacité de profiter d’elle-même.
- Le seul moyen de ne détruire aucune parcelle de vie serait de ne pas exister, ce qui est tout de même gênant pour qui veut profiter de la vie.
- André Gortz avait compris dès les années cinquante que les fléaux du capitalisme sont la publicité, qui pousse à la consommation inutile, et l’obsolescence programmée qui limite la durée de vie des appareils. On peut y ajouter le crédit, qui permet d’acheter sans cesse.
- Les animaux ne voient la lumière du jour qu’une fois dans leur vie : au moment de leur mort ou plus exactement quelques heures auparavant, lorsque débute leur transfert vers l’abattoir. Pour beaucoup d’entre eux, les derniers pas auront été les premiers. Ne l’oubliez pas lorsque vous achetez votre jambon ou votre boeuf bon marché.
- Réduire au maximum son empreinte négative sur la vie, telle est selon moi la plus humaniste des philosophies.
- Ce qu’il faut changer est simple : il convient de cesser de traiter les animaux comme des ressources, reconnaître la valeur intrinsèque de toute vie animale, et accorder à tout animal non humain sensible le statut juridique de personne non humaine.
- Vous voulez protéger des animaux en ne leur permettant plus de naître ? " Absolument. Il n’y a aucun fondement moral à faire naître un individu dans le but de s’en servir et de lui faire subir une vie atroce.