Réduire au maximum son empreinte négative sur la vie, telle est selon moi la plus humaniste des philosophies.

Réduire au maximum son empreinte négative sur la vie, telle est selon moi la plus humaniste des philosophies.

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Source vérifiée
Antispéciste : réconcilier l'humain, l'animal, la nature
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Il y a quelque chose de calmant dans la philosophie, une manière de parler du vivant comme si on était déjà mort.
La philosophie sert d’antidote à la tristesse. Et beaucoup croient encore à la profondeur de la philosophie.
La meilleure de toutes les raisons pour se résoudre à la mort, c’est qu’on ne saurait l’éviter. La philosophie nous donne la force d’en dissimuler le ressentiment, et ne l’ôte pas : la religion y apporte moins de confiance que de crainte.
Philosopher jusqu’à un certain point et pas d’avantage, c’est une demi-mesure qui constitue le caractère fondamental du rationalisme.
D’abord la Philosophie en va rendre raison par des vices naturels ; l’orgueil, l’esprit de domination, l’amour-propre, la méchanceté de l’homme.
Il n’y a qu’un problème philosophique vraiment sérieux : c’est le suicide. Juger que la vie vaut ou ne vaut pas d’être vécue, c’est répondre à la question fondamentale de la philosophie.
Si l’athée est un esprit faible et pardonnable, le philosophe religieux est un déicide politique, qui usurpe sciemment les fonctions de l’Être suprême.
Facile l’idéal quand rien ne nous lie, commodes les grands principes, mais la vie vécue, non rêvée, a aussi ses exigences.
Une mauvaise conscience peut rendre la vie intéressante.
L’art de trouver de mauvaises raisons à ce que l’on croit en vertu d’autres mauvaises raisons, c’est cela, la philosophie.

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