La meilleure de toutes les raisons pour se résoudre à la mort c’est qu’on ne saurait l’éviter. La philosophie nous donne la force d’en dissimuler le ressentiment et ne l’ôte pas : la religion y apporte moins de confiance que de crainte.
Image : La meilleure de toutes les raisons...

Citations similaires à "La meilleure de toutes les raisons..." :
- A juger sainement les choses, la sagesse consiste plus à nous faire vivre tranquillement qu’à nous faire mourir avec constance.
- Le souci est un aimant qui attire ce qu’il y a de négatif; la foi est une force puissante qui crée les circonstances positives.
- La spiritualité... Demande d’abord une culture du coeur, une immense force, une intrépide sans faille. Les couards ne peuvent satisfaire à une morale.
- Le suicide, mais c’est la force de ceux qui n’en ont plus, c’est l’espoir de ceux qui ne croient plus, c’est le sublime courage des vaincus.
- Quand une souffrance est inconnue, on a plus de force pour lui résister, car on ignore sa puissance : on ne voit que la lutte et on espère qu’une vie plus pleine reprendra plus tard.
- Mourir pour une religion ne prouve pas qu’une religion soit véritable ou divine; cela prouve tout au plus qu’on la suppose telle. Un enthousiaste, en mourant, ne prouve rien sinon que le fanatisme religieux est souvent plus fort que l’amour pour la vie.
- Il n’y a qu’un problème philosophique vraiment sérieux : c’est le suicide. Juger que la vie vaut ou ne vaut pas la peine d’être vécue, c’est répondre à la question fondamentale de la philosophie.
- Je ne doute point que la vraie dévotion ne soit la source du repos; elle fait supporter la vie et rend la mort douce : on n’en tire pas tant de l’hypocrisie.
- Il faut croire à la vie avant de croire en Dieu; accepter tous les risques de la liberté pour oser le pari de la foi. Elle n’est rien si elle n’inclut la possibilité, à chaque instant éprouvée, de ne pas croire.
- Le sage n’aspire pas au plaisir, mais à l’absence de souffrance : Aristote, ethique à Nicomaque. Nous voyons que le mieux qu’on puisse trouver au monde est un présent sans souffrance, qu’on puisse supporter paisiblement.
- Sans doute, et spécialement pour un athée, le courage face à la mort est le courage des courages : parce que le moi n’y peut trouver aucune gratification concrète ou positive.
- Etre fataliste, ce n’est pas tellement croire en Dieu. C’est bien plutôt une sorte de lassitude, une forme du dilettantisme et un manque presque total de volonté.
- Le vrai sage ne craint pas la mort car il sait que la mort n’est rien. La conscience ne souffre pas puisqu’elle a disparu. Avec la chair qui pourrit, c’est l’esprit qui pourrit aussi, et les désirs, et l’angoisse.
- Si par miracle la peur de la mort disparaissait, la vie n’aurait plus aucun moyen de défense : elle serait à la merci de notre premier caprice.