Sans doute, et spécialement pour un athée, le courage face à la mort est le courage des courages : parce que le moi n’y peut trouver aucune gratification concrète ou positive.
PhilosopheSans doute, et spécialement pour un athée, le courage face à la mort est le courage des courages : parce que le moi n’y peut trouver aucune gratification concrète ou positive.
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Petit traité des grandes vertus
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Le suicide, mais c’est la force de ceux qui n’en ont plus, c’est l’espoir de ceux qui ne croient plus, c’est le sublime courage des vaincus.
Etre courageux sans compassion mène à la mort.
L’épreuve du courage n’est pas de mourir, mais de vivre.
La meilleure de toutes les raisons pour se résoudre à la mort, c’est qu’on ne saurait l’éviter. La philosophie nous donne la force d’en dissimuler le ressentiment, et ne l’ôte pas : la religion y apporte moins de confiance que de crainte.
Il faut plus de courage pour vivre en lâche que pour mourir en héros.
La lâcheté a quelque chose de fascinant. Peut-être parce qu’elle ne connait pas de limites, contrairement au courage.
Avoir du courage ne veut pas dire que nous n’avons pas peur. Avoir du courage et faire preuve de courage signifie que nous affrontons nos peurs. Nous pouvons dire : Je suis tombée, mais je vais me relever.
Le vrai sage ne craint pas la mort car il sait que la mort n’est rien. La conscience ne souffre pas puisqu’elle a disparu. Avec la chair qui pourrit, c’est l’esprit qui pourrit aussi, et les désirs, et l’angoisse.
L’excès de prudence détruit l’âme et le cœur, parce que vivre est un acte de courage. Et un acte de courage est toujours un acte d’amour.
Avoir le courage de regarder sa vie en face, de n’y voir rien d’ajusté, rien d’harmonieux. Le courage de tout casser, de tout saccager.

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