Etre fataliste, ce n’est pas tellement croire en Dieu. C’est bien plutôt une sorte de lassitude, une forme du dilettantisme et un manque presque total de volonté.
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- Celui qui ne fait pas, et n’imagine pas le mal, est porté non pas à nier l’existence du mal, mais à refuser de croire à la fatalité du mal, à se refuser d’admettre que le mal soit inévitable et inguérissable.
- Nier Dieu et croire en l’Homme, c’est le sacre de l’arrogance et de la suffisance.
- Qui affronte un système doit croire en un autre système. Qui affronte Dieu n’a pas besoin de croire, seulement de vivre sous son regard : c’est amplement suffisant comme foi.
- Croire en Dieu, c’est vivre par quelque chose qui n’existe d’aucune manière dans le monde, sinon dans le langage ambigu de ces phénomènes que nous appelons chiffres ou symboles de la transcendance.
- Le fatalisme est la religion des paresseux et des désespérés. Je suis désespérée et je vous jure que je ne tiens pas à la vie.
- La meilleure de toutes les raisons pour se résoudre à la mort c’est qu’on ne saurait l’éviter. La philosophie nous donne la force d’en dissimuler le ressentiment et ne l’ôte pas : la religion y apporte moins de confiance que de crainte.
- Toutes nos pensées qui n’ont pas Dieu pour objet sont du domaine de la mort.
- Ne pas croire qu’une chose existe parce qu’il serait trop horrible qu’elle n’existât pas. Il n’y a pas de preuve par l’horrible.
- Tuer au nom de Dieu est une aberration, il faut croire avec liberté, sans offenser, sans imposer, ni tuer.
- La dévotion chez certaines natures se borne à croire à l’enfer pour autrui.
- Je trouve que si Dieu n’existe pas, la vie est une farce tellement tragique qu’il faut espérer à tout prix qu’Il existe.
- Ce n’est pas toujours souhaitable d’être celui à qui Dieu parle.
- Se passer de Dieu... Je veux dire : se passer de l’idée de Dieu, de la croyance en une Providence attentive, tutélaire et rémunératrice... N’y parvient pas qui veut.
- Dieu a sans doute donné la venue lente de l’impuissance aux hommes pour leur apprendre à apprivoiser la mort...
- Le plus infime des pécheurs peut faire avorter une espérance de Dieu. Les calculs de Dieu peuvent ne pas tomber juste. La sagesse de Dieu par nous peut défaillir. Et nous pouvons faire tout manquer.