Qui affronte un système doit croire en un autre système. Qui affronte Dieu n’a pas besoin de croire, seulement de vivre sous son regard : c’est amplement suffisant comme foi.
1929-2016Qui affronte un système doit croire en un autre système. Qui affronte Dieu n’a pas besoin de croire, seulement de vivre sous son regard : c’est amplement suffisant comme foi.
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Source secondaire
Journal de galère (1992), p. 231
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Même si l’on ne croit pas en Dieu, on doit tout de même croire en quelque chose qui donne du sens à la vie, et façonne notre vision du monde. Et une telle croyance est éminemment religieuse.
Il faut croire à la vie avant de croire en Dieu ; accepter tous les risques de la liberté pour oser le pari de la foi. Elle n’est rien si elle n’inclut la possibilité, à chaque instant éprouvée, de ne pas croire.
Croire en l’au-delà, ça ne suffit pas. Il faut croire aussi en la vie.
Douter de Dieu, c’est y croire.
Oui, un homme qui se croit chargé d’une mission divine n’est pas loin de se prendre pour Dieu lui-même et sombre alors dans la folie.
Sur ce, vous pouvez croire en Dieu de deux façons, ou comme la soif croit à l’orange, ou comme l’âne croit au fouet.
Dieu est à la fois l’objet du regard et le mystère du non-regard. En vérité pourtant, ni le regard de l’homme ne l’atteint, ni son non-regard, ni son agir, ni son cesser d’agir. Dieu est l’Au-delà.
Il faut croire en Dieu et aussi dans les hommes pour sauver quelque chose.
La philosophie consiste à veiller sur le dieu intérieur.
Dieu est le seul être qui, pour régler un problème, a besoin de créer deux autres problèmes.

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