Oui, un homme qui se croit chargé d’une mission divine n’est pas loin de se prendre pour Dieu lui-même et sombre alors dans la folie.
Source : La terre demeure (1949)
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
Oui, un homme qui se croit chargé d’une mission divine n’est pas loin de se prendre pour Dieu lui-même et sombre alors dans la folie.
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Car le propre de la divinité c’est l’entêtement. Si l’homme savait pousser l’obstination à son point extrême, lui aussi serait déjà dieu. Voyez les savants, et les secrets divins qu’ils arrachent de l’air ou du métal, simplement parce qu’ils se butent.
La certitude d’un dieu qui donnerait son sens à la vie surpasse de beaucoup en attrait le pouvoir impuni de mal faire.
Il est des moments, dans la vie d’un homme, où il se sent à l’abri de Dieu lui-même.
Se passer de Dieu… Je veux dire : se passer de l’idée de Dieu, de la croyance en une Providence attentive, tutélaire et rémunératrice… N’y parvient pas qui veut.
Existe-t-il un homme qui n’ait quelques péchés sur la conscience ? Dieu a fait les choses ainsi, et les voltairiens ont beau ergoter…
Tout homme a dans sa vie un Dieu à l’affût.
Trouver Dieu, c’est se trouver soi-même.
Il me semble parfois qu’en créant l’homme Dieu ait surestimé ses possibilités.
Il est indigne de Dieu de se joindre à l’homme misérable ; mais il n’est pas indigne de Dieu de le tirer de sa misère.
Qui marche assurément n’a point peur de tomber : Dieu fait part, au besoin, de sa force infinie. Qui craint de le nier, dans son âme le nie : il croit le pouvoir faire, et doute de sa foi.

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