Il est indigne de Dieu de se joindre à l’homme misérable ; mais il n’est pas indigne de Dieu de le tirer de sa misère.
Écrivain, 1623-1662 Image : Clermont Auvergne Métropole, Bibliothèque du patrimoine, GRA 6025, CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons Il est indigne de Dieu de se joindre à l’homme misérable ; mais il n’est pas indigne de Dieu de le tirer de sa misère.
Écrivain, 1623-1662 Image : Clermont Auvergne Métropole, Bibliothèque du patrimoine, GRA 6025, CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons Partager sur
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Pensées (1670), Pensées, section VII
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
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L’homme n’est pas digne de Dieu.
L’homme n’amène pas son propre malheur, et si nous souffrons, c’est par la volonté de Dieu, bien que je n’arrive pas à comprendre pourquoi il se croit obligé de tellement en remettre.
On ne peut pas bien vivre en sachant que l’homme n’est rien et que la face de Dieu est affreuse.
Dieu est pour le bien des hommes à quelques conditions : qu’on l’honore, qu’on le prie, qu’on lui fasse des sacrifices. Sinon, dieu devient terrible ! Il te fait le déluge, l’exil, la guerre, la sécheresse, la foudre, au choix.
Dieu n’est pas un tout qui se partage.
Je crois que Dieu se montre toujours au moment précis où tout ce qui est humain est insuffisant, où l’homme confesse qu’il ne peut rien pour lui-même.
S’il y a anthropomorphisme à dire que Dieu souffre, il y en a plus encore à penser qu’il ne souffre pas.
Tant que l’homme conserve son égoïté, il ne peut aimer Dieu.
Dieu est un médiocre, tout dans sa création porte la marque de l’approximation et du ratage, quand ce n’est pas celle de la méchanceté pure.
L’homme ne peut s’éclairer par Dieu ; c’est par l’homme qu’on essaiera d’éclairer Dieu.

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