L’homme n’amène pas son propre malheur, et si nous souffrons, c’est par la volonté de Dieu, bien que je n’arrive pas à comprendre pourquoi il se croit obligé de tellement en remettre.
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Il est indigne de Dieu de se joindre à l’homme misérable ; mais il n’est pas indigne de Dieu de le tirer de sa misère.
S’il y a anthropomorphisme à dire que Dieu souffre, il y en a plus encore à penser qu’il ne souffre pas.
Devant le trône du Tout-Puissant, l’homme ne sera pas jugé sur ses actes mais sur ses intentions. Car Dieu seul lit dans nos cœurs.
Nous ne souffrons qu’autant que nous jugeons qu’il souffre ; ce n’est pas dans nous, c’est dans lui que nous souffrons.
Dieu est pour le bien des hommes à quelques conditions : qu’on l’honore, qu’on le prie, qu’on lui fasse des sacrifices. Sinon, dieu devient terrible ! Il te fait le déluge, l’exil, la guerre, la sécheresse, la foudre, au choix.
Qu’est-ce que se résigner ? C’est mettre Dieu entre la douleur et soi.
L’homme ne cherche pas avant tout le plaisir ni la souffrance, mais plutôt une raison de vivre. Voilà pourquoi l’homme est prêt à souffrir s’il le faut, mais à la condition, bien sûr, que sa souffrance ait un sens.
L’agonie serait légère si elle était soutenue par l’espoir éternel. Pour que le dieu soit un homme, il faut qu’il désespère.
La seule façon pour Dieu de s’exonérer d’une responsabilité écrasante, c’est de ne pas exister. On peut pardonner à Dieu s’il n’existe pas. S’il existe, je crains qu’il ne faille trop souvent le maudire.
Dieu seul a le privilège de nous abandonner. Les hommes ne peuvent que nous lâcher.

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