Qui marche assurément n’a point peur de tomber : Dieu fait part, au besoin, de sa force infinie. Qui craint de le nier, dans son âme le nie : il croit le pouvoir faire, et doute de sa foi.
Écrivain, 1606-1684Qui marche assurément n’a point peur de tomber : Dieu fait part, au besoin, de sa force infinie. Qui craint de le nier, dans son âme le nie : il croit le pouvoir faire, et doute de sa foi.
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Source vérifiée
Corneille, Pierre - Œuvres, Marty-Laveaux, 1862, tome 3 (1642), acte II
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Dieu est l’astre qui fuit et qu’il faut suivre sans jamais pouvoir s’arrêter.
Dieu aime ceux qui s’appuient à la fois sur leurs efforts et sur Lui.
La certitude d’un dieu qui donnerait son sens à la vie surpasse de beaucoup en attrait le pouvoir impuni de mal faire.
Oui, un homme qui se croit chargé d’une mission divine n’est pas loin de se prendre pour Dieu lui-même et sombre alors dans la folie.
Douter de Dieu, c’est y croire.
Je crois que Dieu se montre toujours au moment précis où tout ce qui est humain est insuffisant, où l’homme confesse qu’il ne peut rien pour lui-même.
Car le propre de la divinité c’est l’entêtement. Si l’homme savait pousser l’obstination à son point extrême, lui aussi serait déjà dieu. Voyez les savants, et les secrets divins qu’ils arrachent de l’air ou du métal, simplement parce qu’ils se butent.
Il n’y a pas de pouvoir sans limites sinon celui de Dieu.
Priez. L’esprit de l’homme fait plus de chemin avec les genoux qu’avec les pieds.
Dieu n’est plus accessible qu’aux aventuriers.

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