Les prévisions, les prévoyances, les providences de Dieu
Par nous peuvent ne pas tomber juste,
Par la faute de l’homme pécheur.
Les conseils de Dieu par nous peuvent manquer.
La sagesse de Dieu par nous peut défaillir.
Écrivain, 1873-1914Les prévisions, les prévoyances, les providences de Dieu
Par nous peuvent ne pas tomber juste,
Par la faute de l’homme pécheur.
Les conseils de Dieu par nous peuvent manquer.
La sagesse de Dieu par nous peut défaillir.
Écrivain, 1873-1914Partager sur
Source vérifiée
Le Porche du mystère de la deuxième vertu (1912)
Les prévisions, les prévoyances, les providences de Dieu Par nous peuvent ne pas tomber juste, Par la faute de l’homme pécheur. Les conseils de Dieu par nous peuvent manquer. La sagesse de Dieu par nous peut défaillir.Effrayante liberté de l’homme. Nous pouvons faire tout manquer. Nous pouvons être absents. Ne pas être là le jour qu’on nous appelle. Nous pouvons ne pas répondre à l’appel (Excepté dans la vallée du Jugement) Effrayante faveur. …
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Le péché c’est vouloir ne plus dépendre de Dieu, affirmer que notre destinée se réalise par nos seuls efforts, sans l’aide divine. C’est prétendre discerner seul ce qui est bien de ce qui est mal, et que l’on peut accéder au salut par soi-même.
C’est à l’égard de son Dieu qu’on a le moins de probité : on ne lui accorde pas le droit de pécher !
On prie pour ne pas rester seul on prie pour tromper l’attente que Dieu qu’il plaît à dieu de nous entendre.
La possibilité que le oui et le non, le bien et le mal, soient également indifférents à Dieu ne peut être concevable pour des têtes faites comme les nôtres, car enfin Dieu doit bien servir à quelque chose.
Nous nous en remettons à Dieu parce que nous savons que nous ne pouvons pas compter sur nous. Nous serons sourds aux cris de nos camarades, et nous prions que Dieu ne le soit pas.
La seule épigramme permise à la misère est d’obliger la justice et la bienfaisance à des dénis injustes. Quand les malheureux ont convaincu la société de mensonge, ils se rejettent plus vivement dans le sein de Dieu.
Si notre Dieu était celui des païens ou des philosophes (pour moi, c’est la même chose) il pourrait bien se réfugier au plus haut des cieux, notre misère l’en précipiterait.
Étrange comme nos péchés nous semblent vivables tant que nous avons l’espoir de pouvoir un jour les effacer.
La connaissance de Dieu sans celle de sa misère fait l’orgueil. La connaissance de sa misère sans celle de Dieu fait le désespoir.
Je crois que Dieu se montre toujours au moment précis où tout ce qui est humain est insuffisant, où l’homme confesse qu’il ne peut rien pour lui-même.

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