Ce ne sont pas les animaux qui ont choisi leur statut. Si la vache est sacrée en Inde, alors que nous sommes sacrément vaches avec elle partout ailleurs, elle n’y est pour rien.

Ce ne sont pas les animaux qui ont choisi leur statut. Si la vache est sacrée en Inde, alors que nous sommes sacrément vaches avec elle partout ailleurs, elle n’y est pour rien.

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No steak
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Ce monde manque de vaches comme aucun autre monde avant lui, comme aucun autre monde n’en avait jamais manqué.
La beauté de la jeunesse se trouve même chez les vaches.
Eh bien ? Parce qu’ils n’adorent pas l’or et l’argent au point de leur sacrifier corps et âme, est-ce une raison pour les traiter de bêtes ? N’est-ce pas plutôt le contraire ?
Si les animaux font l’amour sans se regarder en face, c’est qu’ils n’ont pas d’arrière-pensées.
Il y a des animaux ainsi faits, ils ont beau être innocents et malheureux et tout, on le sait, on leur en veut quand même. Il leur manque quelque chose.
D’emblée, on aime les animaux tels qu’ils sont, sans songer à vouloir les changer.
On vendit le chien, et la chaîne, et la vache, et le vieux buffet, mais on ne vendit pas la peine Des paysans que l’on chassait.
Si on croit au paradis, les bêtes y auraient droit.
Il n’y a aucun fondement moral à faire naître un individu dans le simple but de s’en servir et de lui faire subir une vie atroce.
Rien n’empêche de supposer que le sorcier de la préhistoire, devant l’image d’un bison percé de flèches, a ressenti à de certains moments la même angoisse et la même ferveur que tel chrétien devant l’Agneau sacrifié.

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