Ce monde manque de vaches comme aucun autre monde avant lui, comme aucun autre monde n’en avait jamais manqué.
Source : Vaches (2008)
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
Ce monde manque de vaches comme aucun autre monde avant lui, comme aucun autre monde n’en avait jamais manqué.
Source : Vaches (2008)
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Ce ne sont pas les animaux qui ont choisi leur statut. Si la vache est sacrée en Inde, alors que nous sommes sacrément vaches avec elle partout ailleurs, elle n’y est pour rien.
Je plains un homme sans vache, je plains un homme sans mouton, mais question d’un homme sans cheval, dur pour lui de rester au monde longtemps.
Aucun pays ne s’est jamais élevé sans s’être purifié au feu de la souffrance.
Et notre monde d’abondance est si pauvre que toute créature vivante y attache le plus grand prix à la nourriture, lutte pour elle et, encore aveugle, cherche les mamelles de sa mère.
Le monde est si vide et sans amour quand il n’y a plus personne pour hurler votre nom et vous rappeler très fort à la maison.
Il y a des animaux ainsi faits, ils ont beau être innocents et malheureux et tout, on le sait, on leur en veut quand même. Il leur manque quelque chose.
Je pensais à ces bestiaux que j’entendais tousser dans le brouillard et que le petit vacher, revenant de l’école, son cartable sous le bras, mènerait tout à l’heure à travers les pâtures trempées, vers l’étable chaude, odorante.
Un monde sans science, c’est l’esclavage, c’est l’homme tournant la meule, assujetti à la matière, assimilé à la bête de somme.
Dix attelages de deux bœufs
Ne peuvent nous entraîner
Aussi bien qu’un cheveu de femme.
Faisons comme les ménagères et réfléchissons à ces sentences : On ne met pas des vaches dans tous les parcs que l’esprit construit. Au bout de la patience, il y a le ciel.

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