Et notre monde d’abondance est si pauvre que toute créature vivante y attache le plus grand prix à la nourriture, lutte pour elle et, encore aveugle, cherche les mamelles de sa mère.
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- J’ai connu des millionnaires manquant cruellement d’une nourriture qui à elle seule peut entretenir tout ce qui est humain dans l’homme, et je connais des travailleurs, et nombre de ceux qu’on appelle pauvres, qui connaissent des plaisirs inatteignables par ces mêmes millionnaires. C’est l’esprit qui enrichit le corps.
- J’ai compris pourquoi nous faisons pleurer les violons. Nous sommes un peuple du soleil et si nous sommes venus jusque dans les brumes, c’est seulement pour chercher refuge et nourriture.
- Dieu a dit : "Je partage en deux, les riches auront de la nourriture, les pauvres de l’appétit. ".
- Les grands de la terre ne pouvant donner la santé du corps ni le repos d’esprit, on achète toujours trop cher tous les biens qu’ils peuvent faire.
- On peut vivre sans richesse, presque sans le sou. Des seigneurs et des princesses, y’en a plus beaucoup. Mais vivre sans tendresse, on ne le pourrait pas, non, non, non, non, on ne le pourrait pas.
- Il y a besoin de si peu pour écrire. Il n’y a besoin que d’une vie pauvre. Si pauvre que personne n’en veut et qu’elle trouve asile en dieu, ou dans les choses. Une abondance de rien.
- Une vie dans l’abondance et le confort bourgeois est en contradiction avec l’esprit d’une sainte pauvreté et sépare du pauvre crucifié.
- On est si petit, le monde est si grand. Que serait la vie, sans notre Maman.
- J’ai compris que, même pauvre et nécessiteux aux regards du monde, on peut s’enrichir en Dieu et que ce trésor-là, nul ne peut vous l’enlever.
- Nos coeurs sont des affamés. Notre esprit ne connait pas le repos. La vie est belle à proportion qu’elle est féroce, comme nos proies.
- Les seuls biens dont les gens ont besoin de nos jours sont sans doute la nourriture et le bonheur.
- Il y a des animaux ainsi faits, ils ont beau être innocents et malheureux et tout, on le sait, on leur en veut quand même. Il leur manque quelque chose.
- Tout notre mal vient de ne pouvoir être seuls : de là le jeu, le luxe, la dissipation, le vin, les femmes, l’ignorance, la médisance, l’envie, l’oubli de soi-même et de Dieu.
- Plus que la faim, la soif, le chômage, la souffrance d’amour, le désespoir de la défaite, le pire de tout, c’est de sentir que personne, mais absolument personne en ce monde, ne s’intéresse à nous.