Nos cœurs sont des affamés. Notre esprit ne connait pas le repos. La vie est belle à proportion qu’elle est féroce, comme nos proies.
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Tous les matins du monde
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L’univers de la vie intime est illimité. Nous ignorons où le cœur nous mène et la portée d’une émotion.
La gourmandise est le vice des cœurs qui n’ont point d’étoffe. L’âme d’un gourmand est toute dans son palais, il n’est fait que pour manger.
Il importe d’étouffer à temps les désirs du cœur. La vie se construit sur la raison, non sur la passion.
Rien n’assure mieux le repos du cœur que le travail de l’esprit.
La santé de l’âme n’est pas plus assurée que celle du corps ; et quoique l’on paraisse éloigné des passions, on n’est pas moins en danger de s’y laisser emporter que de tomber malade quand on se porte bien.
Notre cœur a soif de lumière. Si celle dont on nous inonde n’assouvit pas notre soif d’authenticité, à l’inverse, la lueur fragile de nos plus grands espoirs a besoin de la pénombre pour rester perceptible…
Le bonheur n’est pas de ce monde, et les cœurs ardents l’y trouvent encore moins que les autres… Ce qu’on jette dans les cœurs ardents est si vite consumé.
Ah ! Nos nuits d’amour, lucienne ! L’union des corps et des cœurs. L’instant, l’instant unique où on ne sait plus si c’est la chair ou si c’est l’âme qui palpite…
Nous sommes façonnés par nos pensées, nous devenons ce que nous pensons. Quand l’esprit est pur, la joie suit comme une ombre qui ne quitte jamais.
Dans la vie, certaines personnes nous nourrissent, nous aiment, et on a tellement besoin d’elle que, quand on les perd, nul ne peut combler ce vide.

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