Notre cœur a soif de lumière. Si celle dont on nous inonde n’assouvit pas notre soif d’authenticité, à l’inverse, la lueur fragile de nos plus grands espoirs a besoin de la pénombre pour rester perceptible…
ChanteurNotre cœur a soif de lumière. Si celle dont on nous inonde n’assouvit pas notre soif d’authenticité, à l’inverse, la lueur fragile de nos plus grands espoirs a besoin de la pénombre pour rester perceptible…
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Petite musique du silence
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La certitude d’avoir été, un jour, une fois, aimé – c’est l’envol définitif du cœur dans la lumière.
Nos cœurs sont des affamés. Notre esprit ne connait pas le repos. La vie est belle à proportion qu’elle est féroce, comme nos proies.
L’adulation ferme donc le cœur à la vérité ; mais l’ambition est bientôt le triste fruit de l’aveuglement où jette l’adulation, et achève de creuser le précipice.
Il importe d’étouffer à temps les désirs du cœur. La vie se construit sur la raison, non sur la passion.
À quoi bon mettre tant de cœur, de foi, de soi, de sueur, d’intensité dans des aspirations qui, aujourd’hui, remplissent notre vie, mais constitueront demain de vagues souvenirs épars au milieu d’autres futilités ?
Les vérités découvertes par l’intelligence demeurent stériles. Le cœur est seul capable de féconder ses rêves.
Le ciel repousse avec horreur des vœux qui ne sont point prononcés par le cœur.
L’on peut avoir la confiance de quelqu’un sans en avoir le cœur : celui qui a le cœur n’a pas besoin de révélation ou de confiance ; tout lui est ouvert.
Toute vérité nue et crue n’a pas assez passé par l’âme, pas assez roulé dans notre tête ; l’intelligence ne l’a pas assez épurée, le cœur assez imbibée de ses sucs, l’imagination assez parée de ses livrées.
Même si la passion nous déchire, elle ne doit pas briser ce qui nous lie.

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