Biographie courte et informations sur Ahmadou Kourouma
Ahmadou Kourouma est un écrivain ivoirien né le 24 novembre 1927 à Boundiali en Côte d'Ivoire. Il a vécu dans plusieurs pays africains et en France. Il a commencé sa carrière comme tirailleur avant de se consacrer à l'écriture. Kourouma a publié plusieurs romans importants dont Les Soleils des indépendances en 1968, En attendant le vote des bêtes sauvages en 1998, et Allah n'est pas obligé en 2000. Ces ouvrages critiquent les régimes politiques et explorent les conflits africains. Il a reçu plusieurs prix littéraires, parmi eux le Prix Renaudot et le Prix Goncourt des lycéens en 2000. Ahmadou Kourouma est décédé le 11 décembre 2003 à Bron en France.
- Que personne ne se hâte de voir le jour ou tous ses parents et leurs familles feront son éloge.
- On est toujours quelque chose comme serpent, arbre, bétail ou homme ou femme avant d’entrer dans le ventre de sa maman. On appelle ça la vie avant la vie.
- La politique est comme la chasse, on entre en politique comme on entre dans l’association des chasseurs. La grande brousse où opère le chasseur est vaste, inhumaine et impitoyable comme l’espace, le monde politique.
- Lorsqu’on condamne un rebelle à mort, c’est tout un clan qu’il faut savoir faire disparaître pour avoir la paix dans le pays.
- Le devoir de la mère ne s’arrête pas avec l’accouchement, ni avec l’allaitement, ni au mariage; non, l’obligation de la vraie mère continue tant qu’elle est vivante.
- Il n’y a pas de justice sur cette terre pour le pauvre.
- On est toujours plus sincère quand on prend à témoin plusieurs au lieu d’un seul Dieu.
- On peut survivre à la balle qui vous pénètre dans les pieds, jamais à celle qui vous frappe dans le coeur.
- Même riche, le chien ne cesse pas de manger ses excréments.
- A vouloir balancer trop loin le crapaud, on finit par le jeter dans le bonheur d’une mare.
- Dans un pouvoir despotique la main lie le pied, dans la démocratie c’est le pied qui lie la main.
- Qui est souvent à la cour du roi finit toujours par trahir ses amis.
- Le coassement des grenouilles n’empêche pas l’éléphant de boire.
- Le destin est une volonté de Dieu que personne ne peut contre-carrer.
- Même si le jour finit tard, la nuit finit par arriver.
- Le chien n’abandonne jamais sa façon déhontée de s’asseoir.
- Jamais l’eau ne manque l’ancien chemin de son cours.
- Faisons comme les ménagères et réfléchissons à ces sentences : On ne met pas des vaches dans tous les parcs que l’esprit construit. Au bout de la patience, il y a le ciel.
- On ne satisfait les rêves que par le mensonge, la duperie. La politique ne réussit que par duplicité.
- Quand au moment de la séparation entre deux individus, personne ne ressent de regret, la séparation est arrivée trop tard.