On est toujours quelque chose comme serpent, arbre, bétail ou homme ou femme avant d’entrer dans le ventre de sa maman. On appelle ça la vie avant la vie.
Écrivain, 1927-2003On est toujours quelque chose comme serpent, arbre, bétail ou homme ou femme avant d’entrer dans le ventre de sa maman. On appelle ça la vie avant la vie.
Écrivain, 1927-2003Partager sur
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Allah n'est pas obligé
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La vie commence quand on est grand, sans parents pour la former.
Il nous faut naître deux fois pour vivre un peu, ne serait-ce qu’un peu. Il nous faut naître par la chair et ensuite par l’âme. Les deux naissances sont comme un arrachement. La première jette le corps dans le monde, la seconde balance l’âme jusqu’au ciel.
Dieu a sagement agi en plaçant la naissance avant la mort ; sans cela, que saurait-on de la vie ?
L’état de l’animal que la mort naturelle va anéantir se rapproche de celui où il se trouvait dans le sein de sa mère, et même de celui du végétal, qui ne vit qu’au dedans, et pour qui toute la nature est en silence.
L’entrejambe d’une femme, l’alpha et l’oméga de l’homme : il naît de là, et toute sa vie y retourne.
L’homme jeté dans la vie sans parents nait dans le monde sans place précise. Qui recevra ses premières caresses ?
Une fois que vous êtes un parent, un homme ou une femme, chaque chose qui se passe dans votre vie est vue à travers le prisme d’être un parent.
Nous habitons notre corps bien avant de le penser.
La vie qui s’en vient Et qui s’en va Nous laisse pantois Comme des chiens…
La vie n’a qu’un sens : une ligne qui va de la naissance à la mort. Le reste n’est que broderie.

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