Il nous faut naître deux fois pour vivre un peu, ne serait-ce qu’un peu. Il nous faut naître par la chair et ensuite par l’âme. Les deux naissances sont comme un arrachement. La première jette le corps dans ce monde, la seconde balance l’âme jusqu’au ciel.
Image : Il nous faut naître deux fois...

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- Le besoin de créer est dans l’âme comme le besoin de manger dans le corps.
- Rien dans cette vie n’est vain. Rien dans cette vie ne dépend de nous. Cette vie nous est donnée, et avec elle nous est donnée bien plus que ce qui nous sera repris le jour de notre mort.
- C’est une chose fragile que la lumière du jour. On y grandit. On y marche. On y attend quelque chose, on se sait trop quoi. Oui, mais voilà : où trouver la force d’attendre, quand le visage aimé est recouvert de terre ?
- Il n’y a jamais eu de créature. Il n’y a jamais eu que le couple. Dieu n’a pas créé l’homme et la femme l’un après l’autre. Il a créé deux corps jumeaux, unis par des lanières de chair qu’il a tranchées depuis, le jour où il a créé la tendresse.
- Je connus une seconde naissance, quand mon âme et mon corps s’aimèrent et s’épousèrent.
- Notre système nerveux n’est pas un vain mot ni une invention. C’est un corps physique composé de fibres. Notre âme est située dans l’espace et se place en nous comme les dents dans la bouche. On ne peut sans cesse la violenter impunément.
- Nous habitons notre corps bien avant de le penser.
- Rien n’est plus long à voyager que l’âme est c’est lentement, s’il se déplace, qu’elle rejoint le corps.
- Il faut donc choisir de deux choses l’une : ou souffrir pour se développer, ou ne pas se développer, pour ne pas souffrir. Voilà l’alternative de la vie, voilà le dilemme de la condition terrestre.
- Je ne crois pas à l’âme séparée du corps. Je crois que, corps et âme, c’est même chose, et que lorsque la vie du corps n’est plus là, c’en est fait des deux à la fois.
- Quelle que soit la quantité de mensonges, de faux souvenirs et de rêves, dont on s’entoure le long d’une vie, c’est toujours le même corps qu’on retrouve, au matin, dans l’éprouvante expérience du réveil; le corps est sans miracle.
- Quand le corps doit s’occuper chaque jour de merde et de haricots verts, l’esprit fait de même. Et la seule manière de Transcender ça, c’est d’aimer la merde et les haricots verts. Oui, le secret, c’est ça.
- Le corps, ça vit tout seul, une fois que ça a commencé. Mais la pensée, c’est moi qui la continue, qui la déroule. J’existe. Je pense que j’existe. Oh ! Le long serpentin, ce sentiment d’exister - et je le déroule, tout doucement.
- Nous sommes jusqu’au bout l’enfant de notre corps. Un enfant déconcerté.
- C’est la vie et non point la mort qui sépare l’âme du corps.