Le corps, ça vit tout seul, une fois que ça a commencé. Mais la pensée, c’est moi qui la continue, qui la déroule. J’existe. Je pense que j’existe. Oh ! Le long serpentin, ce sentiment d’exister - et je le déroule, tout doucement.
Image : Le corps, ça vit tout seul,...

Citations similaires à "Le corps, ça vit tout seul,..." :
- Hier encore, je marchais au hasard sur la terre, et des milliers de chemins fuyaient sous mes pas, car ils appartenaient à d’autres... Aujourd’hui, il n’y en a plus qu’un, et Dieu sait où il mène : mais c’est mon chemin.
- Notre système nerveux n’est pas un vain mot ni une invention. C’est un corps physique composé de fibres. Notre âme est située dans l’espace et se place en nous comme les dents dans la bouche. On ne peut sans cesse la violenter impunément.
- Je suis corps tout entier et rien d’autre; l’âme n’est qu’un mot désignant une parcelle du corps.
- Rien n’est plus long à voyager que l’âme est c’est lentement, s’il se déplace, qu’elle rejoint le corps.
- Ce n’est pas l’esprit qui est dans le corps, c’est l’esprit qui contient le corps, et qui l’enveloppe tout entier.
- Je compris qu’il existait je ne sais quoi d’inconnu pour moi dans le monde, une force plus belle même que la pensée, c’était toutes les pensées, toutes les forces dans une émotion partagée.
- Les érections de la pensée sont comme celles du corps; elles ne viennent pas à volonté ! Et puis je suis une si lourde machine à remuer ! Il me faut tant de préparations et de temps pour me remettre en train !
- Lorsque le corps a épuisé ses ressources, ce sont les mots qui prennent le relais et je m’évertue, dans une course folle contre un sablier imaginaire, à trouver ceux qui pourraient me sauver.
- Il y a des visions qui se sont gravées dans ma mémoire et beaucoup a été oublié, mais la méfiance est restée inscrite dans mon corps, et aujourd’hui encore je m’arrête tous les quelques pas pour écouter.
- Quelle que soit la quantité de mensonges, de faux souvenirs et de rêves, dont on s’entoure le long d’une vie, c’est toujours le même corps qu’on retrouve, au matin, dans l’éprouvante expérience du réveil; le corps est sans miracle.
- Rien n’est étranger. On est arbre, fleuve, multiple au familier mystère. Puis peu à peu la pluie s’apaise. Il y a une lumière de cristal. Le corps bouge et le temps se décompte. On est réalité revenue au visible.
- Je l’examine du coin de l’oeil des pieds à la tête. Vers le milieu du corps, je constate que sa spiritualité se manifeste à tel point que, pour sûr, il pourrait s’en servir comme trique pour biquette.
- La pensée agit sur le corps d’une manière inexplicable; l’homme est peut-être la pensée du grand corps de l’univers.
- Il me semble parfois que, malgré mes efforts, je n’existe pas encore en tant qu’individu, maître de son destin. Mes crises d’adolescence ont fait place au grand vide de l’âge adulte. Mon corps, mon cerveau montrent chaque jours leurs limites.
- Se détacher de soi-même, chose belle et nécessaire ! D’ailleurs, mon moi du dehors, que me fait ! Les actes ne comptent pas; ce qui importe uniquement, c’est mon moi du dedans ! Le Dieu que je construis.