Le besoin de créer est dans l’âme comme le besoin de manger dans le corps.
Écrivain, 1951-2022 Image : Vermeer&Velazquez, CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons Le besoin de créer est dans l’âme comme le besoin de manger dans le corps.
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La folle allure
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Un jour il faudra à notre véritable vocation qui n’est pas de produire et de consommer sans fin, mais d’aimer, d’admirer et de prendre soin de la vie sous toutes ses formes.
Le corps est soutenu par les aliments, et l’âme se soutient par les bonnes actions.
La gourmandise est le vice des cœurs qui n’ont point d’étoffe. L’âme d’un gourmand est toute dans son palais, il n’est fait que pour manger.
La vie est ce que notre caractère veut qu’elle soit. Nous la façonnons, comme un escargot sa coquille.
On peut habiter le monde sans le comprendre, il suffit de pouvoir en obtenir de la nourriture, des caresses et de l’amour.
C’est parce que nous avons terriblement besoin de Dieu que nous l’inventons…
Le corps est la chair de l’esprit. Chaque tourment de l’âme laisse sous la peau une fêlure et dessus, une foulure.
Il nous faut naître deux fois pour vivre un peu, ne serait-ce qu’un peu. Il nous faut naître par la chair et ensuite par l’âme. Les deux naissances sont comme un arrachement. La première jette le corps dans le monde, la seconde balance l’âme jusqu’au ciel.
Dans la mesure où l’homme est capable de donner la mort, et c’est même ce qu’il fait de mieux ! Pourquoi n’arriverait-il pas à créer la vie ?
Les rêves, la folie et l’ivresse prouvent que notre âme dépend beaucoup de notre corps, et vice versa.

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