Les rêves, la folie et l’ivresse prouvent que notre âme dépend beaucoup de notre corps, et vice versa.
Écrivain, 1753-1801Les rêves, la folie et l’ivresse prouvent que notre âme dépend beaucoup de notre corps, et vice versa.
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Pensées inédites de Rivarol : suivies de deux discours sur la philosophie moderne et sur la souveraineté du peuple
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La santé de l’âme n’est pas plus assurée que celle du corps ; et quoique l’on paraisse éloigné des passions, on n’est pas moins en danger de s’y laisser emporter que de tomber malade quand on se porte bien.
Comme le corps est plus ferme à la charge en le raidissant, aussi est l’âme.
C’est bien ça, la force d’un être humain. Etre capable de savoir le rien, le connaître jusque dans sa chair et traverser, continuer à avoir des rêves.
Aimer vraiment est le propre des âmes pures et des mémoires défaillantes.
Notre vie est pour une grande part composée de rêves. Il faut les rattacher à l’action.
Nous localisons dans le corps d’une personne toutes les possibilités de sa vie, le souvenir des êtres qu’elle connaît et qu’elle vient de quitter, ou s’en va rejoindre.
Avoir un corps, c’est la grande menace pour l’esprit, la vie humaine et pensante.
Si l’on rêve intensément à une chose, on finit toujours par la voir prendre corps.
On est plus méchant et plus lâche en rêve qu’au réveil. Et peut-être que cette vie elle-même n’est que le rêve d’une autre vie, où l’amour serait sans cruauté, l’amitié sincère ; où les croyants croiraient à leur croix, les poètes à leur délire.
L’âme et le corps de qui l’on aime, merveilles changeantes et ondoyantes, sont royaumes infinis à explorer.

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