Comme le corps est plus ferme à la charge en le raidissant, aussi est l’âme.
Philosophe, 1533-1592 Image : auteur inconnu, Domaine public, Wikimedia Commons Comme le corps est plus ferme à la charge en le raidissant, aussi est l’âme.
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Paraphrase
Essais (1595), livre I, chapitre 40
L’idée vient de cette œuvre, mais la phrase qui circule en modifie sensiblement la formulation.
Le corps, en se raidissant, est plus dispos à la résistance; il en est de même de l’âme.
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
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Le corps est la chair de l’esprit. Chaque tourment de l’âme laisse sous la peau une fêlure et dessus, une foulure.
Aussi l’âme est-elle la finalisation première d’un corps naturel doté en puissance de la vie.
Pour l’homme, il convient de faire plus grand cas de l’âme que du corps. Car l’excellence de l’âme corrige la faiblesse du corps, mais la force corporelle, sans la raison, est absolument incapable d’améliorer l’âme.
Un corps chétif affaiblit l’âme.
L’âme est une épée, le corps n’est qu’un fourreau.
Objets inanimés, avez-vous donc une âme qui s’attache à notre âme et la force d’aimer ?
Penser, voilà le triomphe vrai de l’âme.
Dans la vie morale, aussi bien que dans la vie physique, il existe une aspiration et une respiration : l’âme a besoin d’absorber les sentiments d’une autre âme, de se les assimiler pour les lui restituer plus riches.
Le corps est soutenu par les aliments, et l’âme se soutient par les bonnes actions.
Les rêves, la folie et l’ivresse prouvent que notre âme dépend beaucoup de notre corps, et vice versa.

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