Qui est souvent à la cour du roi finit toujours par trahir ses amis.
Écrivain, 1927-2003Qui est souvent à la cour du roi finit toujours par trahir ses amis.
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Source secondaire
En attendant le vote des bêtes sauvages (1998), p. 289
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Les rois deviendront tyrans par politique, lorsque les sujets seront rebelles par principes.
Il est des fidélités qui conduisent à la trahison.
Quand ils se tiennent devant vous les rois deviennent un genre de problème d’élocution.
La politique fait entre les princes ce que les tribunaux de la justice font entre les particuliers : plusieurs faibles, ligués contre un puissant, lui imposent la nécessité de modérer son ambition et ses violences.
Le prince habile dans l’art de gouverner les hommes se sert de leurs défauts pour réprimer leurs vices.
La noblesse n’est souvent qu’une pauvreté vaine, ignorante et grossière, oisive, qui se pique de mépriser tout ce qui lui manque.
Ne pas écouter les on-dits, ne pas craindre le qu’en dira-t-on dans ses décisions, telle est la morale du roi.
Les rois font des hommes comme des pièces de monnaie ; ils les font valoir ce qu’ils veulent, et l’on est forcé de les recevoir selon leur cours, et non pas selon leur véritable prix.
L’artifice du costume et de la parure est de ceux qui, par la sotte vanité et le servile esprit d’imitation, entraînent le plus souvent à la corruption générale de la société.
Celui qui doit passer sa vie sous un tyran, même s’il est innocent, est souvent frappé comme coupable.

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