La noblesse n’est souvent qu’une pauvreté vaine, ignorante et grossière, oisive, qui se pique de mépriser tout ce qui lui manque.
Écrivain, 1651-1715La noblesse n’est souvent qu’une pauvreté vaine, ignorante et grossière, oisive, qui se pique de mépriser tout ce qui lui manque.
Écrivain, 1651-1715Partager sur
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Oeuvres de m. François de Salignac de la Mothe Fénelon, précepteur des enfants de France, archevêque-duc de Cambrai
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Une vie dans l’abondance et le confort bourgeois est en contradiction avec l’esprit d’une sainte pauvreté et sépare du pauvre crucifié.
La misère, c’est aussi la laideur et la conscience de l’inutilité d’être !
Je sais qu’on n’aime pas le spectacle de la misère qu’on ne peut soulager, et que le riche même détourne les yeux du pauvre qu’il refuse de secourir.
L’homme moderne se promène à travers les pauvres, enjambe les mendiants, convaincu que son sacrifice au travail justifie son indifférence. Mieux, il arrive à se convaincre que, s’ils sont pauvres, c’est parce qu’ils refusent le sacrifice.
Les gens riches n’intimident que par leur manque de culture et leur ressemblance avec leurs domestiques.
Ceux qui crient contre ce qu’on appelle le luxe ne sont guère que des pauvres de mauvaise humeur.
Les riches sans sagesse sont-ils autre chose que porcs engraissés par le son ? Les pauvres qui ne comprennent rien, que sont-ils, sinon des ânes malheureux condamnés à porter la charge ?
Le sentiment de ne pas être aimé est la plus grande des pauvretés.
Si la pauvreté est la mère des crimes, le défaut d’esprit en est le père.
On peut vivre sans richesse, presque sans le sou. Des seigneurs et des princesses, y’en a plus beaucoup. Mais vivre sans tendresse, on ne le pourrait pas, non, non, non, non, on ne le pourrait pas.

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