La misère, c’est aussi la laideur et la conscience de l’inutilité d’être !
Écrivaine, 1930-1990La misère, c’est aussi la laideur et la conscience de l’inutilité d’être !
Écrivaine, 1930-1990Partager sur
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L'envers de l'enfance : récits
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Il m’arrive de croire que la misère attire la misère et que les gens heureux évitent le malheur des autres.
La pauvreté ne consiste pas à manquer d’argent, mais de repères.
Les mécontents, ce sont des pauvres qui réfléchissent.
Celui qui ressent sa propre vie et celle des autres comme dénuées de sens est fondamentalement malheureux, puisqu’il n’a aucune raison de vivre.
Une vie dans l’abondance et le confort bourgeois est en contradiction avec l’esprit d’une sainte pauvreté et sépare du pauvre crucifié.
Il faut peut-être plus de force d’âme encore pour résister à la solitude qu’à la misère ; la misère avilit, la retraite déprave.
Je sais qu’on n’aime pas le spectacle de la misère qu’on ne peut soulager, et que le riche même détourne les yeux du pauvre qu’il refuse de secourir.
La noblesse n’est souvent qu’une pauvreté vaine, ignorante et grossière, oisive, qui se pique de mépriser tout ce qui lui manque.
Les pauvres sont habitués à refréner l’expression de leur désespoir, parce que la vie les attend, le travail, les nécessités de tous les jours, de toutes les heures.
Il y a une jouissance à savoir qu’on est pauvre, qu’on est seul et que personne ne songe à nous. Cela simplifie la vie.

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