Biographie courte et informations sur August Strindberg
August Strindberg est né en 1849 à Stockholm, en Suède. Après des études en médecine interrompues, il se consacre à l’écriture et devient dramaturge. Il écrit d’abord dans le naturalisme puis évolue vers l’expressionnisme. Il publie des œuvres majeures comme La Chambre rouge (1879) et Mademoiselle Julie (1888). Il s’engage brièvement en politique, voyage en Europe, expérimente la peinture et l’occultisme. De retour en Suède, il reprend le théâtre. Il meurt en 1912 à Stockholm et est reconnu comme un pionnier du théâtre moderne.
- Il m’arrive de croire que la misère attire la misère et que les gens heureux évitent le malheur des autres.
- Mes caractères sont des conglomérats, des fragments de la civilisation présente et passée, des bribes de journaux et de livres, des morceaux d’êtres humains, des lambeaux arrachés à des habits de fête devenus des guenilles.
- La terre est une colonie pénitentiaire où nous avons à subir la peine de crimes commis dans une existence antérieure et dont nous gardons le vague souvenir dans la conscience qui nous pousse vers l’amélioration. Nous sommes par conséquent tous des criminels.
- Il ne faut jamais se réjouir de sa journée avant d’avoir mis son bonnet de nuit.
- Au fond, c’est ça la solitude : s’envelopper dans le cocon de son âme, se faire chrysalide et attendre la métamorphose, car elle arrive toujours.
- C’est un crime d’être heureux : il faut donc que le bonheur soit châtié.
- Les livres de cuisine n’ont d’autorité que lorsqu’ils sont signés par des hommes.
- Ecrire des drames, c’est tout de même ce qu’il y a de plus intéressant. Pareil à un petit dieu, on sonde les coeurs et les reins..., on juge..., on punit, on absout et on récompense.
- Telle est l’ingrate position du père au sein de la famille : pourvoyeur pour tous, ennemi de tous.
- Le théâtre a toujours été une école pour les jeunes, les gens à demi-cultivés et les femmes, qui, possédant encore le bas talent de se tromper ou de se laisser tromper, sont accessibles à l’illusion et à la suggestion de l’auteur.