La terre est une colonie pénitentiaire où nous avons à subir la peine de crimes commis dans une existence antérieure et dont nous gardons le vague souvenir dans la conscience qui nous pousse vers l’amélioration. Nous sommes par conséquent tous des criminels.
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- La révolte contre l’injustice est aussi vieille que la conscience.
- Les écologistes, tout à leur science-fiction éthique, se soucient plus de nos méfaits éventuels que des injustices présentes. Sous l’ingénuosité de la prophétie se cachent les grosses ficelles de la propagande : détourner l’attention des misères d’aujourd’hui.
- La conscience du passé est constitutive de l’existence historique. L’homme n’a vraiment un passé que s’il a conscience d’en avoir un.
- Quoi qu’on fasse, notre conscience nous trouve. Le passé refait toujours surface.
- Nous devenons la plupart du temps prisonniers non pas des vents de la vie, mais de notre propre façon de penser et de comprendre l’existence.
- Ainsi tourne le monde : manège, que domine le temps et l’histoire. Pourtant, des rênes fragiles - celles de la liberté - demeurent entre nos mains; guidant hors des pistes nos provisoires montures vers notre propre destin.
- Après l’écroulement de notre civilisation, de deux choses l’une : ou elle périra tout entière comme les civilisations antiques, ou elle s’adaptera à un monde décentralisé. Il dépend de nous, non pas de briser la centralisation, mais de préparer l’avenir.
- Il faut que soient préservés des pans entiers du monde à l’écart du mouvement précipité de l’histoire. Que les gens vivent en marge, au bon sens du terme. On peut être très heureux au bord du chemin. A condition de n’y être pas seul, de faire bloc.
- Le degré de civilisation d’une société peut être jugé en entrant dans ses prisons.
- Mais enfin l’on condamnait et châtiait quelques rares individus, tandis que nous, la génération suivante, nous nous renfermions dans le silence et l’horreur, de la honte et de la culpabilité : et voilà, c’était tout ?
- La généralité carcérale, en jouant dans toute l’épaisseur du corps social et en mêlant sans cesse l’art de rectifier au droit de punir, abaisse le niveau à partir duquel il devient naturel et acceptable d’êre puni.
- Puissants de la Terre, nous voici. Nous sommes une nouvelle fois au rendez-vous de notre histoire, avec constance et cohérence, avec confiance et patience et jusqu’à la victoire ! Nous sommes la révolution citoyenne toujours recommencée.
- Dans une société juste, les prisons n’existeraient plus. C’est un suicide pour la société que de créer des monstres pour ensuite les relâcher dans le monde.
- L’effondrement de la bonne conscience et l’absence de responsabilité et de contrôle public ont conduit à des crimes contre l’humanité et à des violations du droit international.
- Ceux qui s’évadent meurent perdus dans un excès d’espace. C’est le paradoxe de l’infini : on pressent une liberté qui n’y existe pas. C’est une prison si grande qu’on n’en sort jamais.