Dans une société juste, les prisons n’existeraient plus. C’est un suicide pour la société que de créer des monstres pour ensuite les relâcher dans le monde.
Image : Dans une société juste, les prisons...

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- La guerre n’est que le suicide misérable d’une foule en folie. Ses remous sanglants ne servent que les intérêts de ceux qui la dirigent.
- La mort en soi est quelque chose de fatal, de totalement obscène à tous points de vue, et elle est aussi la solution de l’impossible dans certaines circonstances.
- Nous vivons dans une société malade emplie de personnes qui ne voleraient pas directement leur voisin mais qui sont prêtes à demander au gouvernement de le faire pour eux.
- Quand le crime d’Etat se mêle au sacrilège, - Le sang ni l’amitié n’ont plus de privilège.
- Le degré de civilisation d’une société peut être jugé en entrant dans ses prisons.
- La généralité carcérale, en jouant dans toute l’épaisseur du corps social et en mêlant sans cesse l’art de rectifier au droit de punir, abaisse le niveau à partir duquel il devient naturel et acceptable d’êre puni.
- La tyrannie brise ou fortifie l’individu; la liberté l’amollit et en fait un fantoche. L’homme a plus de chances de se sauver par l’enfer que par le paradis.
- La terre est une colonie pénitentiaire où nous avons à subir la peine de crimes commis dans une existence antérieure et dont nous gardons le vague souvenir dans la conscience qui nous pousse vers l’amélioration. Nous sommes par conséquent tous des criminels.
- Le pire des crimes, c’est de torturer ou massacrer les êtres humains pour faire leur salut ou leur bonheur selon sa propre idée.
- Alors si on les fait vivre, il faut avoir la dignité et le courage de les emmener jusqu’au bout de leur vie. Ce qui n’est pas le cas. En effet, à 20 ans, même la sécurité sociale les renie, ils n’ont plus droit à rien.
- Le suicide est un bris de prison.
- Ceux qui s’évadent meurent perdus dans un excès d’espace. C’est le paradoxe de l’infini : on pressent une liberté qui n’y existe pas. C’est une prison si grande qu’on n’en sort jamais.
- Mais la liberté - je parie - n’est encore que la joie d’un pauvre petit chemin, frayant entre les grilles d’énormes prisons.
- Sous un gouvernement qui emprisonne un seul être injustement, la juste place du juste est aussi en prison.
- La prison n’est qu’un reflet démesurément grandi de la société qui produit ceux qu’elle incarcère.