Ceux qui s’évadent meurent perdus dans un excès d’espace. C’est le paradoxe de l’infini : on pressent une liberté qui n’y existe pas. C’est une prison si grande qu’on n’en sort jamais.
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- La fuite donne la plus formidable sensation de liberté qui se puisse éprouver.
- Le monde est absurde, pensa-t-il, les morts s’y promènent en liberté et je ne m’en étonne même plus...
- Ne te laisse jamais enfermer dans une Cité Unifiée : tu y perdrais bien plus que ton âme. L’homme qui sacrifie sa liberté au nom de la sécurité jette de la terre sur le rêve humain.
- Des moments libres. Toute vie bien réglée a les siens, et qui ne sait pas les provoquer ne sait pas vivre.
- Une terre de liberté offrait un asile à ceux qui fuyaient la liberté : rien ne prouve mieux le haut prix des institutions généreuses que cet exil volontaire des partisans du pouvoir absolu dans une pure démocratie.
- La liberté demande un creusement, c’est une matière amoureuse et sauvage. Elle jaillit certes comme une source mais après un long temps de cheminement souterrain.
- Tout n’est pas liberté en ce monde, la vie est pleine de limites et de servitudes.
- Le monde tout entier aspire à la liberté, et pourtant chaque créature est amoureuse de ses chaînes. Tel est le premier paradoxe et le noeud inextricable de notre nature.
- Est-ce que nous ne sommes vraiment plus capables de respecter la nature, la liberté vivante, sans aucun rendement, sans utilité, sans autre objet que de se laisser entrevoir de temps en temps ? La liberté elle-même est anachronique.
- Maintenant il y avait Marion et lui qui se cherchaient comme des prisonniers cherchent la liberté. Rien ni personne ne pourrait les convaincre qu’il était juste de rester derrière les barreaux du moment qu’on les y avait condamnés.
- L’éternité comme une immense coquille d’oeuf m’entoure de tous côtés et voici que la liberté, belle lionne, se métamorphose à son gré.
- Mon âme, il faut partir. Ma vigueur est passée, - Mon dernier jour est dessus l’horizon. - Tu crains ta liberté. Quoi ! N’es-tu pas lassée - D’avoir souffert soixante ans de prison ?
- Savoir se libérer n’est rien; l’ardu c’est savoir être libre.
- Je n’aurai jamais cru que la liberté put être une sorte de prison, la liberté, ça peut être une forêt vierge ou un océan, il peut t’arriver de t’y noyer ou de t’y perdre sans jamais plus retrouver le chemin du retour.
- Les hommes fantasment la liberté plus qu’ils ne l’utilisent, ils la gardent précieusement sur une étagère au lieu de l’employer. Là, elle sèche, se racornit et meurt bien avant eux. Car la liberté n’existe que si l’on s’en sert.