Savoir se libérer n’est rien ; l’ardu c’est savoir être libre.
Écrivain, 1869-1951 Image : Ottoline Morrell (1873-1938), Domaine public, Wikimedia Commons Savoir se libérer n’est rien ; l’ardu c’est savoir être libre.
Écrivain, 1869-1951 Image : Ottoline Morrell (1873-1938), Domaine public, Wikimedia Commons Partager sur
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L’Immoraliste (1902), Texte entier, 1
… Je ne veux pas d’autre secours que celui-là: vous parler. — Car je suis à tel point de ma vie que je ne peux plus dépasser. Pourtant ce n’est pas lassitude. Mais je ne comprends plus. J’ai besoin… J’ai besoin de parler, vous dis-je.Savoir se libérer n’est rien; l’ardu, c’est savoir être libre.– Souffrez que je parle de moi; je vais vous raconter ma vie, simplement, sans modestie et sans orgueil, plus simplement que si je parlais à moi-même. …
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
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Être libre, ce n’est point pouvoir faire ce que l’on veut, mais c’est vouloir ce que l’on peut.
Nous ne sommes pas encore libres. Nous avons seulement atteint la liberté d’être libres.
Un être ne se sent obligé que s’il est libre, et chaque obligation, prise à part, implique la liberté.
Être libre, c’est être maître de soi-même.
Je suis libre : il ne me reste plus aucune raison de vivre, toutes celles que j’ai essayées ont lâché et je ne peux plus en imaginer d’autres… Seul et libre. Mais cette liberté ressemble un peu à la mort.
Être libre c’est vouloir que les choses arrivent, non comme il te plaît, mais comme elles arrivent.
Se vouloir libre, c’est aussi vouloir les autres libres.
La liberté n’est dans aucune forme de gouvernement, elle est dans le cœur de l’homme libre ; il la porte partout avec lui.
Les gens qui ne possèdent rien éprouvent moins de difficulté à retrouver les chemins de la liberté, c’est un fait.
La liberté… N’est là que lorsqu’il n’y a pas d’abus de pouvoir.

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