Le monde est absurde, pensa-t-il, les morts s’y promènent en liberté et je ne m’en étonne même plus…
Source : Je suis une légende (1971)
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
Le monde est absurde, pensa-t-il, les morts s’y promènent en liberté et je ne m’en étonne même plus…
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Ce n’est pas très gai de se suffire à soi-même. On marche sur les morts. On contemple son destin face à face, sans aucun voile comme font les imbéciles.
Ah ! Chienne de vie ! Les morts ne connaissent pas leur bonheur !
Étonnant, cette manie qu’a la nature de tuer tout ce qui est vivant et de laisser vivre tout ce qui est mort.
La vie ! Quelle merveilleuse absurdité.
Quelle bizarre folie que la vie en ce monde !
Ah ! Quelle nécropole que le cœur humain ! Pourquoi aller aux cimetières ? Ouvrons nos souvenirs, que de tombeaux !
Les morts, on sait où ils vont, mais les vivants ? Leur éloignement est plus mystérieux que celui des morts.
Je retire toute confiance à l’imbécile qui a ôté l’écriteau à l’entrée de ce monde : « Attention, la vie peut conduire à la mort. ».
À force de lire des livres, le monde est mort, et nul n’est devenu savant.
Avoir 100 ans, c’est entrer dans une terre très peu fréquentée. Je vis sans me faire aucune illusion. Pour moi, le mystère ça n’est n’est pas la mort, c’est la vie.

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