Les morts, on sait où ils vont, mais les vivants ? Leur éloignement est plus mystérieux que celui des morts.
Image : Les morts, on sait où ils...

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- Pourquoi aimons-nous tant les feuilles mortes alors qu’elles sont le signe de notre fin, sinon parce que nous avons profondément besoin d’être menés loin du monde ?
- C’est ainsi : les choses qui arrivent dans la vie basculent tôt ou tard dans les livres. Elles y trouvent leur mort et un dernier éclat.
- Il y a quelque chose de calmant dans la philosophie, une manière de parler du vivant comme si on était mort.
- Les morts sont des invisibles, ils ne sont pas des absents.
- Les vieux aventuriers ne meurent pas, ils disparaissent, ils s’évanouissent...
- La connaissance du moment de la mort occasionnerait probablement une meilleure connaissance du moment de la vie...
- Les paroles d’un homme mort se modifient dans les entrailles des vivants.
- Etre d’avant-garde, c’est savoir ce qui est mort; être d’arrière-garde, c’est l’aimer encore.
- Les corps des morts c’est comme des écorces vides. Des trucs qu’on abandonne ici pour pouvoir partir ailleurs, plus léger.
- Il y a quelque chose de plus fort que la mort, c’est la présence des absents, dans la mémoire des vivants.
- Tous les morts ne sont pas sous terre. L’humiliation est pire que la mort.
- Hauts et bas, c’est la route ordinaire du deuil. Le survivant, pendant des semaines, ressuscite son mort comme il peut jusqu’à ce que la vie, à l’usure, gagne la partie et renvoie définitivement le défunt à sa tombe.
- La mort est d’abord le néant du savoir... "On ne sait pas". Ce sont les premiers mots qui viennent, et qui conviennent.
- On apprend à vivre du moment que l’on sait qu’au bout de la vie il y a la mort solitaire.
- Les morts ne meurent que s’ils meurent dans nos cœurs. Ils vivent si nous les chérissons, si nous honorons leur mémoire, si nous posons sur leurs tombes les mets qui de leur vivant ont eu leurs préférences, si à intervalles réguliers nous nous recueillons pour communier dans leur souvenir. Quelques mots suffisent à les rameuter, pressant leurs corps invisibles contre les nôtres, impatients de se rendre utiles.