C’est ainsi : les choses qui arrivent dans la vie basculent tôt ou tard dans les livres. Elles y trouvent leur mort et un dernier éclat.
Écrivain, 1951-2022 Image : Vermeer&Velazquez, CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons C’est ainsi : les choses qui arrivent dans la vie basculent tôt ou tard dans les livres. Elles y trouvent leur mort et un dernier éclat.
Écrivain, 1951-2022 Image : Vermeer&Velazquez, CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons Partager sur
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On apprend à vivre du moment que l’on sait qu’au bout de la vie il y a la mort solitaire.
Quand on lit le récit d’une vie « exemplaire » comme celle de Balzac, on arrive toujours au récit de la mort. Ainsi, à quoi bon ?
Il arrive fréquemment que la vie rencontre la mort plus tôt que prévu, et personne n’y peut grand-chose.
La mort suit de près ce qui a osé être.
La connaissance du moment de la mort occasionnerait probablement une meilleure connaissance du moment de la vie…
La vie a une fin. Ne jamais commencer à vivre en dispense. Une vie riche et belle connaît une issue qui en fait partie, comme la ponctuation finale d’une belle histoire.
Le temps passé n’est plus, l’autre encore n’est pas, et le présent languit entre vie et trépas ; Bref, la mort et la vie en tout temps est semblable.
La mort est ce qui fait de la vie un événement.
Quand on est mort, on entre dans le vif du sujet, « vif » étant en l’occurence un mot malheureux.
Il y a toujours, après la mort de quelqu’un, comme une stupéfaction qui se dégage, tant il est difficile de comprendre cette survenue du néant et de se résigner à y croire.

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