Quand on lit le récit d’une vie "exemplaire" comme celle de Balzac, on arrive toujours au récit de la mort. A quoi bon ?
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- Comme le souvenir que laisse un mort est supérieur à sa vie ! Il n’y a pas de déchets.
- La mort est douce : elle nous délivre de la pensée de la mort.
- On ne s’habitue pas vite à la mort des autres. Comme ce sera long, quand il faudra nous habituer à la nôtre !
- La mort ne nous livre pas seulement aux vers, mais aussi aux hommes, ils rongent une mémoire, ils la décomposent.
- Faire son deuil, c’est lancer une poignée de vie dans les yeux de la mort. On sait qu’elle n’en sera aveuglée qu’un bref instant, mais cela fait du bien.
- C’est ainsi : les choses qui arrivent dans la vie basculent tôt ou tard dans les livres. Elles y trouvent leur mort et un dernier éclat.
- La pensée de la mort est une chose, mais son acceptation en est une autre, infiniment plus grave et déchirante.
- La tragédie de la mort est en ceci qu’elle transforme la vie en destin.
- Quand on est mort, on entre dans le vif du sujet, «vif» étant en l’occurence un mot malheureux.
- La mort est le compagnon fidèle de l’alpiniste. On y pense sans cesse, on la côtoie, il faut s’y habituer.
- Ce n’est plus l’amour, mais autre chose qui est dans l’air et à quoi tout le monde pense, comme à la mort, mais ce n’est pas la mort.
- Seul penser la mort apprend à vivre; ce qui se lit aussi à l’envers : seul penser la vie apprend à mourir.
- La mort, c’est la fin des opinions. Mourir, c’est troquer nos opinions contre un point de vue. (Imprenable, le point de vue !).
- Sans doute la mort est-elle l’expérience humaine essentielle et faudrait-il s’y préparer à chaque minute de sa vie ?
- Nous ne comprenons ce qu’est la mort qu’en nous rappelant soudain la figure de quelqu’un qui n’aura été rien pour nous.