La mort, c’est la fin des opinions. Mourir, c’est troquer nos opinions contre un point de vue. (Imprenable, le point de vue !).
RomancierLa mort, c’est la fin des opinions. Mourir, c’est troquer nos opinions contre un point de vue. (Imprenable, le point de vue !).
RomancierPartager sur
Source vérifiée
Messieurs les enfants
Le texte original diffère de quelques mots.
Une erreur ? Proposer une correctionSignaler
La pensée de la mort tient le croyant éveillé.
Je crois, toutes réflexions faites, qu’il ne faut jamais penser à la mort ; cette pensée n’est bonne qu’à empoisonner la vie ; la grande affaire est de ne point souffrir.
La mort n’est rien pour nous, car tout bien et tout mal résident dans la sensation ; or, la mort est la privation complète de cette dernière.
Tout nous ramène à quelque idée de la mort, parce que cette idée est au fond de la vie.
C’est l’usage du concept qui nous rend maîtres de nos frayeurs. Nous disons : la Mort – et cette abstraction nous dispense d’en ressentir l’infini et l’horreur.
La mort est le compagnon fidèle de l’alpiniste. On y pense sans cesse, on la côtoie, il faut s’y habituer.
La pensée de la mort est une chose, mais son acceptation en est une autre, infiniment plus grave et déchirante.
On n’est pas d’accord avec la vie tant qu’on n’est pas d’accord avec la mort.
La mort, c’est un sommeil où l’individualité s’oublie.
La mort c’est la fin de tout, c’est la cassure définitive et l’impossibilité totale d’obtenir la moindre réponse à la plus petite question.

Téléchargez-la gratuitement pour la partager sur Instagram, WhatsApp ou Pinterest, en gardant le nom de l’auteur.