La mort est douce : elle nous délivre de la pensée de la mort.
Écrivain, 1864-1910 Image : auteur inconnu, Domaine public, Wikimedia Commons La mort est douce : elle nous délivre de la pensée de la mort.
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Journal, 1887-1910
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La mort, c’est la dernière étape de la douceur. La mort, c’est la douceur absolue. C’est le calme, le repos. C’est l’absence de mouvement et la paix.
Ce qui donne un sens à la vie donne un sens à la mort.
Il est beau de mourir de sa mort, d’une mort qui ressemble à sa vie. Et mourir est passivité, mais se tuer est acte.
La mort n’est rien pour nous, car tout bien et tout mal résident dans la sensation ; or, la mort est la privation complète de cette dernière.
La mort n’est que la mort ; on ne signifie rien par sa mort mais on la subit.
C’est si difficile de vivre quelquefois, la mort nous semble d’une douceur infinie, un grand repos, une douce quiétude, le vide, le néant et puis plus rien.
La pensée de la mort tient le croyant éveillé.
La mort est le voile que les vivants appellent la vie…
La mort est douce… Ce qui fait souffrir avec certains poisons, certaines blessures maladroites, c’est la vie.
On peut décréter et ressentir sa mort, sans attenter à sa vie. La mort est un état d’âme.

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