Les vieux aventuriers ne meurent pas, ils disparaissent, ils s’évanouissent…
Attribution non vérifiée, l’œuvre d’origine n’a pas été retrouvée. Vous connaissez la source ?Comment nous vérifions
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Les morts, on sait où ils vont, mais les vivants ? Leur éloignement est plus mystérieux que celui des morts.
Vieillir, c’est découvrir la transparence, brûler les frontières, fondre les limites, abattre les paravents…
Y a-t-il plus passionnant voyage que celui de la vie ? Jusqu’à la mort incluse ?
On ne se met pas en travers de l’inévitable, c’est courir après la mort.
Les vieux objets ont résisté ; ils portent en eux une expérience de la vie. Les objets neufs ne sont pas pubères ; ils ne comprennent rien à notre solitude.
Les vieilles gens sont volontiers avares. Ils appellent cela prudence. Ils craignent que la terre ne leur manque. Et pourtant c’est la seule chose qui ne leur manquera pas.
Vie : passage sur terre. Mort : passage sous terre.
L’aventure, ça se vole, le destin, ça se fabrique, l’avenir, il faut l’attraper au lasso et tenir sur la selle de ce cheval sauvage qu’est la vie non désirée.
Plus longtemps on est en vie et moins longtemps on sera mort.
La vieillesse n’est pas un naufrage ; c’est un lent travail de rouille en cale sèche. Jamais je ne finirai comme ça. Dès que je ne me sentirai plus en état de naviguer, je me saborderai.
Les courtes absences animent les passions, au lieu que les longues les font mourir.

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