La vieillesse n’est pas un naufrage ; c’est un lent travail de rouille en cale sèche. Jamais je ne finirai comme ça. Dès que je ne me sentirai plus en état de naviguer, je me saborderai.
ÉcrivainLa vieillesse n’est pas un naufrage ; c’est un lent travail de rouille en cale sèche. Jamais je ne finirai comme ça. Dès que je ne me sentirai plus en état de naviguer, je me saborderai.
ÉcrivainPartager sur
Source vérifiée
La femme de nos vies
Le texte original diffère de quelques mots.
Une erreur ? Proposer une correctionSignaler
Vieillir, c’est perdre du temps. Et c’est assister à son passage.
Ce n’est pas si désagréable de vieillir si l’on ne coupe pas la vie en étapes, si on ne se dit pas : « Maintenant c’est fini, je suis entrée dans la vieillesse ».
Je ne suis plus qu’une vieille bûche vermoulue et pourrie gisant sur le rivage du temps, d’où le ressac m’emportera bientôt. Et nul ne pleurera ma disparition.
L’âge me pousse vers la prose, l’âge chasse la folle rime, que, je l’avoue en soupirant, je courtise moins ardemment.
Vieillir est ennuyeux, mais c’est le seul moyen que l’on ait trouvé de vivre longtemps.
C’est merveilleux la vieillesse… Dommage que ça finisse si mal.
J’ai vécu assez longtemps : et le chemin de ma vie se perd dans les feuilles jaunies et séchées.
La vieillesse est si longue qu’il ne faut pas la commencer trop tôt.
L’âge ne fait perdre le rythme qu’à ceux qui n’ont jamais eu le courage d’avancer tout seuls.
La vie est trop courte pour la passer à regretter tout ce qu’on n’a pas eu le courage de tenter.

Téléchargez-la gratuitement pour la partager sur Instagram, WhatsApp ou Pinterest, en gardant le nom de l’auteur.