Je ne suis plus qu’une vieille bûche vermoulue et pourrie gisant sur le rivage du temps, d’où le ressac m’emportera bientôt. Et nul ne pleurera ma disparition.
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La lettre à Helga
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- Édition consultée
- [Paris] : Points, 2015
- Vérifiée le
- 17 octobre 2026
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Fou n’y puis, sain n’y daigne, névrosé je suis.
La vieillesse n’est pas un naufrage ; c’est un lent travail de rouille en cale sèche. Jamais je ne finirai comme ça. Dès que je ne me sentirai plus en état de naviguer, je me saborderai.
Source vérifiée La femme de nos vies (2013) Mon âme, il faut partir. Ma vigueur est passée,
Mon dernier jour est dessus l’horizon.
Tu crains ta liberté. Quoi ! N’es-tu pas lassée
D’avoir souffert soixante ans de prison ?Source vérifiée La Belle Vieille (1644) La retraite ? Je ne suis absolument pas pressée ! J’ai un futur sympathique jusqu’au jour où je serai mangée par mon boa, comme dans ma chanson, et que la vie s’arrêtera !
Je n’imagine plus le terme de mon existence comme l’effrayant passage dans le néant, mais comme le délicieux moment où j’arrêterai enfin de régler des factures. Certaines lassitudes aident à dédramatiser.
Source vérifiée Mille et une pensées (2005) Au terme d’une vie agitée et pleine de traverses, je goûterai le repos.
Source vérifiée Le Petit Pierre (1918), chapitre 22 Ma vie est faite de virages.
Source vérifiée lettres de jeunesse Plus vieux que l’an dernier de douze mois, toujours plus seul, plus accablé du poids Des jours perdus dans mon âme marrie, manteau couleur de la feuille flétrie, dans la forêt j’erre comme autrefois, quand vient Novembre.
Source à vérifierPoèmes et Rondeaux (1924), De la tristesse de Novembre Moi, je vis comme un bohémien. Je suis un fugitif. Il n’y a pas un lieu qui me semble habitable au-delà d’une certaine durée, pas même ma propre peau.
Et pourtant, me réveillant en sursaut et me répétant soudain que tu es mort, j’ai cette sensation terrible de ne plus exister, que toutes ces années sont tombées en poussière et qu’il ne reste plus rien d’important à vivre d’autre que le souvenir de nous.
Source vérifiée L' Homme qui m' aimait tout bas (2009)

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- Bergsveinn Birgisson. (s.d.). La lettre à Helga. Édition consultée : [Paris] : Points, 2015.
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- Bergsveinn Birgisson. La lettre à Helga. s.d.. Édition consultée : [Paris] : Points, 2015.