Les vieilles gens sont volontiers avares. Ils appellent cela prudence. Ils craignent que la terre leur manque. Et pourtant c’est la seule chose qui ne leur manquera pas.
Image : Les vieilles gens sont volontiers avares....

Citations similaires à "Les vieilles gens sont volontiers avares...." :
- Ecoute, on n’est pas maître de soi-même, amoureux comme je suis de toi, et vieux. On est jaloux, on est méchant ! Pourquoi ? Parce que l’on est vieux. Parce que beauté, grâce, jeunesse, dans autrui, tout fait peur, tout menace.
- La vie n’est qu’une longue perte de tout ce qu’on aime. On laisse derrière soi une traînée de douleurs. Le destin nous ahurit par une prolixité de souffrances insupportables. Après cela, on s’étonne que les vieilles gens rabâchent.
- La vieillesse bien comprise est l’âge de l’espérance.
- Les gens qui passent pour vertueux sont ceux auxquels l’occasion a manqué d’être tentés de mal faire.
- Il n’y a rien si sujet à être trompé que la prudence humaine : ce qu’elle espère lui manque, ce qu’elle craint s’écoule, ce qu’elle n’attend point lui arrive.
- Il y a des êtres qui résistent, qui restent convaincus de la valeur de leur vie même quand l’air se dessèche autour d’eux. Même si la terre entière se changeait en pierre, ils continueraient de se savoir humains, et seront sauvés.
- La vieillesse, quant à l’ordre de l’existence terrestre, est un passé sans avenir. Elle représente trop vivement la condition humaine, pour que son aspect n’importune pas l’homme.
- Il faut que soient préservés des pans entiers du monde à l’écart du mouvement précipité de l’histoire. Que les gens vivent en marge, au bon sens du terme. On peut être très heureux au bord du chemin. A condition de n’y être pas seul, de faire bloc.
- Un homme âgé n’est plus en devenir social, il est en devenir de vieillissement et de mort, en devenir humain. Il n’a plus à en être, il est au coeur de l’être pur.
- Il y a de certaines gens qui veulent si ardemment et si déterminément une certaine chose que de peur de la manquer, ils n’oublient rien de ce qu’il faut faire pour la manquer.
- Alors si on les fait vivre, il faut avoir la dignité et le courage de les emmener jusqu’au bout de leur vie. Ce qui n’est pas le cas. En effet, à 20 ans, même la sécurité sociale les renie, ils n’ont plus droit à rien.
- Si l’on est d’accord pour considérer la vie avec ennui, alors seulement on peut se comporter comme de vieux amis.
- Les vieillards ont besoin de toucher quelquefois, de leurs lèvres, le front d’une femme ou la joue d’un enfant, pour croire encore à la fraîcheur de la vie et éloigner un moment les menaces de la mort.
- Il y a des traits qu’on n’enlève pas aux gens, qu’ils portent sur eux toute leur vie, malgré la vieillesse, malgré la laideur, malgré les épreuves. Cela peut être la douceur. Ou l’enfance. Ou le malheur.
- Nous, les personnes âgées, avons souvent une sensibilité particulière pour les soins, la réflexion et l’affection. Nous sommes, ou pouvons devenir, des maîtres de la tendresse. Nous avons besoin, dans ce monde habitué à la guerre, d’une véritable révolution de la tendresse !