Nous, les personnes âgées, avons souvent une sensibilité particulière pour les soins, la réflexion et l’affection. Nous sommes, ou pouvons devenir, des maîtres de la tendresse. Nous avons besoin, dans ce monde habitué à la guerre, d’une véritable révolution de la tendresse !
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- En ce temps-là, la vieillesse était une dignité; aujourd’hui, elle est une charge.
- À quoi cela sert-il de vieillir ? Peut-être, justement, à rien d’autre qu’à élargir la vue, à ouvrir l’horizon. Car c’est en inscrivant son expérience particulière dans les formes de l’intersubjectivité - ces lieux universels du sens que sont la vérité, la justice, la beauté et l’amour - que l’individu tout à la fois se singularise et s’humanise.
- Puisque la considération est la seule indemnité de la vieillesse, tâchons de devenir plus respectables à mesure que nous devenons aimables.
- Je ne laisse pas entrer le vieil homme. Je me tiens occupé. Il faut rester actif, vivant, heureux, fort, capable. Je ne laisse pas entrer le vieux critique, hostile, envieux, bavard, plein de colère et de plaintes, de manque de courage, qui se nie à lui-même que la vieillesse peut être créative, décisive, pleine de lumière et de projection.
- Tout est déjà usé pour eux à l’entrée même de la vie; et leurs premières années éprouvent déjà les dégoûts et l’insipidité que la lassitude et le long usage de tout semble attacher à la vieillesse.
- La vieillesse est plus traumatisante pour ceux qui pensent qu’ils peuvent maîtriser le temps qui passe.
- Ce qui est intéressant, avec la vieillesse, c’est que le désir s’ajuste miraculeusement aux moyens.
- Les vieilles personnes sont souvent plus fatiguées que ce qu’elles imaginent.
- Le pire dans la vieillesse, ce n’est pas la diminution physique, c’est le dégoût de l’humanité. Combien commencent en subversifs pour finir en grincheux ? Rebelles à vingt-ans, poupons geignards à soixante-ans.
- Les années s’écoulent et elles emportent nos forces et nous amènent les infirmités; elles nous ôtent pièce à pièce tous nos moyens de plaisir; elles nous laissent pour nourriture le passé qui est triste, et pour perspective l’avenir qui est court.
- Aussi bien une vieillesse - Nous menace sur le port, - Qui toute courbe et tremblante - Nous attraine chancelante - La maladie et la mort.
- On devient rapidement vieux et de façon irrémédiable encore. On s’en aperçoit à la manière qu’on a prise d’aimer son malheur malgré soi.
- Je ne connais qu’une distraction dans la vieillesse : être utile. C’est sortir de soi.
- Ecoute, on n’est pas maître de soi-même, amoureux comme je suis de toi, et vieux. On est jaloux, on est méchant ! Pourquoi ? Parce que l’on est vieux. Parce que beauté, grâce, jeunesse, dans autrui, tout fait peur, tout menace.